La sonnerie retentie, une journée de plus qui s'achève. Je range mes affaires dans mon sac et sort de la classe.
??? : Tom !
Je me retourne et vois Andreas qui court vers moi avant de me sourire.
Andreas : Euh... J'voulais juste savoir comment allait Bill =D
Tom : ça va. J'vais le voir là
Andreas : Ok bon week end a lundi !
Tom : Merci toi aussi
Andreas : Bisous a Bill !
Je lui sourit et sort du lycée pour me diriger directement vers la clinique, comme tout les soirs depuis quatre mois et demi maintenant. Bill fait beaucoup de progrès. Il arrive à faire quelques pas tout seul depuis la semaine dernière. C'est comme un nourrisson à qui on apprend à marcher. Il est tout hésitant, c'est trop mignon. Il tombe, se relève... Il persévère toujours et parfois le kiné doit lui dire d'arrêter car même à bout de force, il continue.
J'arrive devant la clinique et entre. Je me dirige directement vers la salle de rééducation où Bill travail chaque jours. J'entre... Elle est vide. Il doit être partit prendre sa douche car sa séance doit être finie. Je frappe à la porte du vestiaire, mais personne ne répond. Je décide donc d'entrer mais personne n'est à l'intérieure. Mais merde il est où ?! Son médecin passe dans le couloir.
Tom : Docteur !
Il s'arrête et me sert la main.
Médecin : Bonjours Monsieur Kaulitz ! Vous cherché Bill je suppose
Tom : Oui
Qui voulez vous que je cherche d'autre –'
Médecin : Bill a fait un petit malaise tout à l'heure et ...
Tom : QUOI ?!!
Médecin : Calmez-vous ce n'est rien de grave, Bill est très fatigué et il fait beaucoup d'efforts. Son corps commence à montrer des signes de faiblesse. Il faut qu'il se repose.
Tom : Il est où ?!
Médecin : Dans sa chambre, nous allons le garder ici quelques temps pour être sur qu'il ne fasse pas trop d'effort chez lui.
Tom : Mais je peux m'occuper de lui moi !
Médecin : Monsieur Kaulitz, ne vous inquiétez pas, Bill est entre de bonnes mains ici, c'est pour son bien...
Tom : Ok Merci docteur...
Il me sourit et moi je cours vers sa chambre. J'entre sans frapper, il est allongé sur son lit et regarde la télé. Je me jette sur lui en m'asseyant sur le bord du lit et prend son visage dans mes mains.
Tom : Mon c½ur ça va mieux ?! Tu n'as rien ?! Mon dieu j'aurais pas du aller en cours et rester avec toi aujourd'hui ! Je suis désolé, désolé, désolé, désol...
Bill : Hey Tom calmes toi ! Ce n'est rien j'ai juste fait un petit malaise !
Tom : Un petit malaise ?! Nan mais vous vous êtes donner le mot c'est pas possible ?!
Bill : Oo' Pourquoi ?!
Tom : Le médecin vient de me dire la même chose ! Ce n'est pas un petit malaise Bill, c'est un malaise tout court ! Et ce n'est pas rien !
Il caresse ma main toujours posée sur sa joue et me sourit attendrit.
Bill : Tom, je suis juste fatigué et j'ai dépasser les limite que mon corps m'a fixer. Maintenant il me faut du repos mais ce n'est rien. Arrête de t'inquiéter comme ça s'il te plaît mon c½ur.
Il me sourit tendrement et embrasse la paume de ma main. J'approche mon visage du sien et pose mes lèvres sur les siennes. Je soupir de bien être et je sens qu'il sourit dans notre baiser. Très vite, nos langues se mêlent à la danse et nos salives se mélangent. A bout de souffle, on se sépare, laissant nos fronts collés.
Tom : Au fait, tu as le bonjour d'Andreas.
Bill : Oh c'est gentil, tu lui diras bonjour de ma part.
Tom : Oui.
On sourit encore. J'avoue que quand le médecin m'a dit qu'il avait fait un malaise, j'ai eu peur. J'ai peur que malgré tous ses efforts, il ne réussisse pas à remarcher, où que la fatigue le submerge et qu'il soit obligé d'arrêter sa rééducation définitivement. J'ai peur pour lui. Il n'est pas près de moi toute la journée, et je m'inquiète, même si je sais que je ne devrais pas. J'ai peur aussi qu'on s'éloigne l'un de l'autre, et que cette histoire finisse par nous séparer. Je sais que vous allez penser que je ne suis qu'un obsédé qui ne pense qu'à ça mais ça fait deux mois qu'on n'a pas fait l'amour. Ce n'est pas que le sexe qui me manque. C'est aussi le fait d'être proche de lui physiquement. De sentir sa peau contre la mienne, son souffle chaud dans mon cou, entendre ses gémissements de plaisir...
Bill : Tom ?!
Tom : Moui ?
Bill : Tu peux me passer la télécommande s'il te plaît ?
Tom : Euh... Oui
Je sort de ma rêverie et me lève pour prendre la télécommande. Je la lui donne et m'assoie à côté de lui. Je le prend dans mes bras et embrasse le haut de sa tête.
Tom : Sinon tu as fait quoi aujourd'hui ?
Bill : J'ai fait un peu de vélo, j'ai marcher avec la barre (c'est deux barre parallèles qui servent d'appuis pour aider à marcher), puis j'ai fait sept pas tout seul et puis je suis tomber dans les pommes.
Il relève le visage vers moi et me sourit, je l'embrasse tendrement. La porte s'ouvre et sa mère entre dans la pièce en souriant.
Simone : Mon c½ur ! Ça va ?
Bill : Oui ça va maman t'inquiète pas.
Simone : Le médecin m'a dit que ce n'était pas grave mais qu'il te garder pour que tu te repose.
Bill : Oui
Simone : Je t'avais dit de ne pas en faire trop Bill.
Bill : Je sais mais j'ai trop envie de remarcher.
Sa mère sourit et lui caresse la joue tendrement.
Simone : Je sais mon bébé. Mais fait attention.
Bill : Ok
Simone : Bon moi les amoureux j'vous laisse, je vais chercher ta s½ur à l'école. Tom j'te le confis hein !
Tom : Y'a pas de souci !
On rigole. Elle embrasse le front de Bill puis me sourit avant de sortir.
Tom : ça va mon ange ?
Bill : Oui.
Je lui souris et je retire le drap blanc qui recouvrait ses jambes. Je m'assoie au pied du lit en face de Bill (Vous voyez ?! En fait il sont face à face, Bill et assis normalement et Tom et de l'autre côté au niveau des pieds de Bill). Sa tunique blanche lui arrive au niveau de ses cuisses, laissant le reste de ses jambes à l'air. Je passe mes mains lentement sur ses mollets.
Bill : T'as les mains chaudes...
Je lui souris et continue mes caresses sur ses jambes imberbes.
Tom : J'ai pas envie que tu restes ici.
Bill : Tom...
Il se redresse un peu et attrape mes mains. Il me tire de façon à ce que je me retrouve allonger sur lui. Il caresse doucement mon visage.
Bill : Je vais bien, je suis juste ici pour me reposer.
Tom : Oui mais déjà qu'on se voyait pas beaucoup alors là !
Il sourit tristement.
Bill : Je suis désolé...
De petites larmes perlent dans ses yeux noisette. Merde !
Tom : Non, non, non Bill ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Ce n'est pas de ta faute !
Je prend son visage entre mes mains et essuie les larmes qui roulent le long de ses joues. Putain mais je suis vraiment trop con défois !
Tom : Bill, je ne te reprochais rien en disant ça. C'est juste que tu me manques toute la journée. J'aime pas me dire que t'es pas avec moi ...
Je colle mon front au sien et lui murmure des « je t'aime » pour le rassurer.
Bill : Tu sais Tom... si tu me le demandes, j'arrête la rééducation...
Tom : QUOI ?!
Mon c½ur ratte un battement. Il laisserai tout tomber pour moi ?!
Tom : Mais Bill ! Jamais je ne te demanderai un truc pareil !
Bill : Je sais mais si c'est vraiment dur pour toi, bah je comprendrai que... que tu veuille partir ou... que tu me dise d'arrêter je...
Tom : Tais-toi !
Je scelle nos lèvres pour le faire taire. Mes larmes coulent, je ne les retiens pas. Ça me fait mal et plaisir en même temps. Mal car il serait capable de tout laisser tomber, et plaisir car il ferait ça pour moi. Notre baiser est assez violent, je veux lui faire passer tout l'amour que j'ai pour lui dedans. On se sépare doucement et je caresse ses lèvres avec mon pouce.
Tom : Jamais tu n'arrêteras la rééducation. Tu vas remarcher mon c½ur...
Bill : Oui mais moi aussi tu me manques Tom...
Tom : Chuut... Arrête de pleurer bébé. Je vais demander au médecin si se serait possible que je dorme ici d'accord ?
Bill : Oui...
Je dépose chastement mes lèvres sur les siennes et un petit sourire se dessine sur son visage.
Tom : Ne dit plus jamais de conneries comme ça !
On rigole doucement et on s'embrasse, encore et encore.
Bill : Tom ?!
Tom : Oui ?
Bill : T'es heureux avec moi ?
Tom : Mais bien sûr que je suis heureux ! Pourquoi ?
Bill : Même si je remarche pas, tu m'aimeras quand même ?
Tom : Bien sûr mon amour. Je suis fier d'être avec toi, je suis fier de nous. Je t'aime plus que tout mon ange. Même si tu restai dans se fauteuil toute ta vie, je t'aimerai pareil.
Bill : Moi aussi je t'aime mon bébé
Tom : ça veut pas dire que tu laisses tomber hein !
Bill : Non, tu sera fier de moi tu verra.
Tom : Je suis déjà très fier mon amour...

